Regula Stämpfli : son article honteux sur la Belgique traduit en français

par articlehonteux

Regula Stämpfli est une journaliste et politologue suisse (Wikipedia).

Regula Stämpfli

Suite au terrible accident d’autocar ayant entrainé la mort de plus d’une vingtaine d’enfants belges ce mercredi 14 mars 2012, cette « journaliste » suisse s’est autorisée à rédiger un article rempli de haine sur la Belgique, sur le (très populaire) site internet suisse News.ch.

Voici l’article dans sa version originale en Allemand :
http://www.news.ch/Belgisation+weshalb+Ungluecke+auch+politisch+sind/533425/detail.htm

Cet article aurait pu passer inaperçu en Belgique (francophone).  Nous avons décidé de le traduire en français pour que ce ne soit pas le cas et pour marquer notre indignation (Merci à Stéphanie H. pour la traduction).  Cet article est odieux.  Honte à cette journaliste Regula Stämpfli.

Vous trouverez ci-dessous la traduction complète mais voici quelques passages particulièrement odieux :


« Evidemment un autocar belge ? » (après avoir décrit l’horrible accident, c’est la réflexion que se fait la journaliste).

« Dans le cas du chauffeur d’autocar belge, cela signifie que l’éducation, le contrôle, la technique de conduite, l’équipement de l’autocar sont, en Belgique, du même niveau qu’un pays du tiers-monde ou moins encore. « 

« Imaginez: La Belgique n’a pas eu de gouvernement pendant un an et demi et personne ne l’a remarqué. Personne ne s’est plaint : le « business as usual » continuait normalement dans la capitale de l’Union Européenne. Le bon sens conduit à dire : Ouch. Comment est-ce possible ? En Europe ? Dans une démocratie ?« 

« Il est en fait surprenant qu’il y en ait aussi peu (d’accidents) compte tenu du fait que l’Union Européenne autorise chaque pays à gérer sa propre corruption et soit située en plein centre d’une ville dans laquelle la mauvaise gestion du secteur immobilier saute aux yeux. « 

« L’expression « bruxellisation » est utilisée par les urbanistes qui ont besoin d’expliquer une catastrophe urbanistique méprisant la population, mêlant les bâtiments délabrés avec une architecture horrible, le mauvais tracé des routes. Bref, le pire du pire. »

« Peut-être devrait-on créer le nom « Belgisation » dans le jargon des infrastructures routières pour désigner un pays où tout est possible et où aucun coupable ne doit jamais purger sa peine, un pays qui représente le président européen, duquel ne sait sortir que du mal, sauf le chocolat, les moules et frites ainsi qu’un certain humour surréaliste. »

« Un contexte belge qui ne devra jamais être oublié : un juge a pardonné et libéré, dans les années 90 après quelques mois seulement, un violeur et meurtrier d’enfants condamné à mort. Il a été promu juge européen peu après par la Commission Européenne et le Parlement Européen. Vive la Belgique !« 

TRADUCTION COMPLETE DE L’ARTICLE EN FRANCAIS :

Belgisation: pourquoi les accidents sont-ils aussi politiques ?

L’autocar belge accidenté : officieusement du niveau du tiers-monde

Un autocar belge, conduit en Suisse, tue 28 personnes, dont 22 enfants. Ma première réaction spontanée en tant que mère : Oh non ! Quelle horreur ! Ma deuxième réaction : ça ne m’étonne pas. Un autocar belge – en insistant sur « belge ».

La question est la suivante : quel est le rapport avec la Belgique ?

« Evidemment un autocar belge ? »   C’est raciste, compris spontanément, pas scientifique et politiquement incorrect.

Vraiment ?

Nous vivons chaque jour avec des accidents et des catastrophes. Les journaux sont remplis d’histoires horribles. En tant qu’êtres humains normaux, nous réagissons vigoureusement. Tous les accidents sont commentés comme des tragédies. Le chauffeur était peut-être tombé dans un micro-sommeil, les opérateurs de Fukushima n’étaient pas assez informés, les services de voirie belge n’ont pas été contrôlés lors du dernier scandale dixion,… Personne ne se lance dans des études d’accidents ou de tragédies, sauf les scientifiques sous-exposés qui attribuent une interaction hormonale à toute défaillance humaine.

Pourquoi personne ne s’engage-t-il à faire cela ? Pourquoi individualise-t-on chaque accident et l’attribue-t-on à une défaillance « humaine » ? Parce que cela arrange les responsables. Ainsi, seule une personne X est responsable mais pas un système, qui ne paye pas les chauffeurs, qui ne contrôle pas leurs temps de repos et qui, avec l’aide de quelques relations corrompues, n’entretient jamais les véhicules pour les mettre en conformité technique.

Ce modèle est maintenant parfait. Les pétroliers qui polluent nos mers jusqu’à la génération de nos petits-enfants ? Pas de problème. Le capitaine bulgare inexpérimenté sous drapeau grec est coupable. Pourquoi faudrait-il chercher la faute dans des règles internationales manquantes ? Non. Les règles internationales sont seulement d’application quand le dumping salarial, la corruption ou le blanchiment peuvent être organisés au niveau mondial.

Les accidents routiers ne sont pas seulement individuels mais aussi structurels. Ils ont un rapport avec des prix, l’éducation, l’infrastructure,… Les lobbies du trafic, des poids lourds, des chauffeurs d’autocar ne veulent pas l’admettre. Dans le cas du chauffeur d’autocar belge, cela signifie que l’éducation, le contrôle, la technique de conduite, l’équipement de l’autocar sont, en Belgique, du même niveau qu’un pays du tiers-monde ou moins encore. Evidemment pas officiellement mais officieusement. Car les règlements doivent être appliqués et sont contrôlés de temps en temps.

Imaginez: La Belgique n’a pas eu de gouvernement pendant un an et demi et personne ne l’a remarqué. Personne ne s’est plaint : le « business as usual » continuait normalement dans la capitale de l’Union Européenne. Le bon sens conduit à dire : Ouch. Comment est-ce possible ? En Europe ? Dans une démocratie ? Mais les experts nous rassurent et disent : pas de problème ! Nous allons nous débrouiller comme avant.

Accidents, les morts de la route ? Il est en fait surprenant qu’il y en ait aussi peu compte tenu du fait que l’Union Européenne autorise chaque pays à gérer sa propre corruption et soit située en plein centre d’une ville dans laquelle la mauvaise gestion du secteur immobilier saute aux yeux. L’expression « bruxellisation » est utilisée par les urbanistes qui ont besoin d’expliquer une catastrophe urbanistique méprisant la population, mêlant les bâtiments délabrés avec une architecture horrible, le mauvais tracé des routes. Bref, le pire du pire.

Peut-être devrait-on créer le nom « Belgisation » dans le jagon des infrastructures routières pour désigner un pays où tout est possible et où aucun coupable ne doit jamais purger sa peine, un pays qui représente le président européen, duquel ne sait sortir que du mal, sauf le chocolat, les moules et frites ainsi qu’une certaine humeur surréaliste.

C’est pourquoi je peux me permettre de crier : « Evidemment. un chauffeur d’autocar belge » sans être critiquée par les gens politiquement corrects. Car ce « évidemment » se réfère à la responsabilité de la politique et des politiciens et n’attaque pas l’individu.

PS: Un contexte belge qui ne devra jamais être oublié : un juge a pardonné et libéré, dans les années 90 après quelques mois seulement, un violeur et meurtrier d’enfants condamné à mort. Il a été promu juge européen peu après par la Commission Européenne et le Parlement Européen. Vive la Belgique !

(Regula Stämpfli/news.ch)
http://www.news.ch/Belgisation+weshalb+Ungluecke+auch+politisch+sind/533425/detail.htm

Edit : pour marquer votre indignation par rapport à cet article, une petite action pleine d’humour (à la belge) a été imaginée, libre à vous d’y participer 😉

Mardi 20/03 à 12h : La barre des 1000 partages Facebook est dépassée pour cet article (malheureusement, en raison de contraintes d’espace, ce nombre n’apparaît plus à côté du bouton Facebook).

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